Jardiner en ville

Apiculture urbaine, les abeilles sauvages en danger ?

Depuis de nombreux mois, les médias nous bombardent d’infos au sujets des abeilles en danger. Bien sûr, la plupart des articles parlent des abeilles mellifères . Les apis les plus connus du grand public pour leur fonction de pollinisation, mais surtout pour la production de miel.

L’abeille mellifère n’est pas seule au monde…

Pour cause de simplification ou tout simplement pour ne pas embêter le lecteur avec de nombreuses d’informations « inutiles ». Lorsque les médias parlent d’abeilles, c’est toujours d’apiculture et d’abeilles mellifères. Mais, si ces dernières représentent la plus grosse part de la population mondiale car elles vivent en très grosses communauté. Les abeilles mellifères ne représentent une toute petite partie des nombreuses variétés d’abeilles dans la nature. En France, il existe plus de 800 variétés d’abeilles seulement moins d’1% sont des abeilles mellifères. Mais, comme ces abeilles sauvage ne produisent pas de miel exploitable pour l’homme, on n’en parle pas.

Dure concurrence en ville

Comme l’agriculture intensive n’épargne pas les insectes et que les habitats naturels des abeilles sauvages se font très rare à la campagne. Ces abeilles sauvages se sont naturellement dirigées vers les villes et y menaient des jours paisibles. Jusqu’à l’arrivée de leurs cousines mellifères. Pour comprendre le problème il faut se pencher sur le mode de fonctionnement des abeilles sauvages. Ces dernières souvent solitaires, éclosent à différents moments de l’année et ne vivent que pour donner naissance aux prochaines générations. Elles cherchent donc, en fonction de leur habitude de vie un habitat, y pondent quelques œufs. Et vont chercher la nourriture pour que leur progéniture puisse survivre  lors de leur éclosion. ce travail effectué, elle meurent paisiblement.

Sauf que lorsque l’on pratique l’apiculture urbaine comme à Paris et que plusieurs centaines de colonies d’abeilles mellifères se relaient du matin au soir pour récupérer un maximum de provisions. Les abeilles sauvages et solitaire ne trouvent plus de nourriture et disparaissent sans faire de bruit.

Que faire pour équilibrer apiculture urbaine et abeilles sauvages ?

De nombreuses métropoles commencent à se rendre compte du problème et souhaitent réglementer l’apiculture urbaine. C’est une bonne chose. Car, l’abeille mellifère (même si je l’adore car je suis apiculteur), doit laisser un peu d’espaces aux écosystèmes plus fragiles. Il faut donc, limiter le nombre de ruches en fonction d’un ratio tenant compte des parcs et végétation de chaque agglomération et ainsi laisser de l’espace à tous les pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons, etc…). Il faut également laisser des coins de nature moins entretenu dans les villes, pour que les insectes aient des habitats (arbres, terres en friche, murs de pierre, etc…). Car ces abeilles sauvages viennent compléter la pollinisation des abeilles mellifères qui compensent leur inefficacité de pollinisatrice par leur quantité.

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